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Megatrains

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Dans certaines régions de la planète, des marchandises délicates, des substances dangereuses ou des biens essentiels à la vie économique du territoire exigent un transport rapide, sûr et régulier. Cette mission est confiée aux trains de marchandise les plus impressionnants au monde. Megatrains raconte ce transport exceptionnel : cette épopée nous fait explorer une région - son relief, son histoire et son économie... Le métier et la passion des personnes responsables d’acheminer à bon port la marchandise nous feront aussi découvrir comment fonctionnent ces trains hors du commun.
 
 
Australie : Le train cannes à sucre
Quand la canne est coupée, son transport à la sucrerie doit se faire le plus rapidement possible. Sinon, elle se détériore et perd son sucre en moins de 18 heures. Le train « cannes à sucre » du Queensland est donc en mouvement perpétuel. C’est le train le plus actif d’Australie, qui transporte chaque année 36 millions de tonnes de cannes à sucre fraichement récoltées. Ainsi, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 250 locomotives diesel tractent 52.000 wagons de cannes à sucre sur 3.000 kilomètres de voies ferrées. Et pour comble… les wagons ne disposent pas de freins ! Il faut donc compter sur toute l’expertise des ingénieurs et des techniciens pour éviter un déraillement du train ou une perte de contrôle.
 
 
Canada : L’aquatrain
L’Aquatrain, qui relie l’Alaska au reste de l’Amérique du Nord, est un concept de train sur l’eau unique au monde : à l’aide d’une imposante barge tractée, il permet de transporter 45 wagons chargés de dizaines de tonnes de marchandises. Qu’il s’agisse de jus d’orange congelé de Floride, de génératrices provenant d’Angleterre ou d’acier du Japon, l’Aquatrain est le moyen de transport le plus efficace, fiable et rapide vers l'Alaska. À son bord, huit voies ferrées accueillent les wagons dans le prolongement des lignes de chemin de fer canadiennes et américaines. La traversée est souvent mouvementée. Brouillard, mer démontée, tempête, glace, l’Aquatrain parcourt les 960 kilomètres qui séparent la Colombie-Britannique de l’Alaska trente fois par an, quelques soient les conditions climatiques.
 
 
Australie : Le transcontinental
Le Transcontinental, le train le plus long d’Australie, parcourt les 4.352 kilomètres qui séparent Perth de Melbourne. Il achemine 82% de la marchandise totale qui transite entre ces deux parties du pays avec, à son bord, toutes sortes de biens : des voitures, de la nourriture, du bois, du matériel électronique et même des produits chimiques dangereux. Cette voie ferrée est visible de l’espace car son tracé dénote dans son environnement naturel. Le Transcontinental passe à travers une des régions les plus désolées au monde, le « Deadman’s land » : 478 kilomètres de désert, avec pour seule compagnie quelques groupes de Kangourous !
Les problèmes commencent quand la météo se montre hostile et que les températures atteignent les 50 degrés. Les moteurs surchauffent, la machinerie cale, les retards s’accumulent et, parfois, les tempêtes de sable empêchent toute visibilité. Seuls les ingénieurs chevronnés se voient confier la responsabilité d’une telle épopée car ils doivent être capables de poursuivre la traversée quels que soient les obstacles qui se dressent devant eux.
 
France : Le train rails XXL
La construction de la future ligne à grande vitesse (LGV) reliant Tours à Bordeaux nécessite d’acheminer plus de 350 km de rails spécialement conçus pour le TGV. Ces rails de plus de 400 mètres de long, soit l’équivalent de deux rames de TGV, ne peuvent êtres transportés que par voie ferrée. Seuls les trains rails de la SNCF sont capables d’acheminer ces quelques 7 millions de tonnes d’acier sur le plus grand chantier d’Europe. Les wagons sont étudiés pour faire face à toutes les situations de transports. Les rails reposent sur un système d’ingénierie complexe qui permet à la marchandise de pivoter lors des passages les plus difficiles. Ce chantier gigantesque nécessite une mobilisation humaine hors norme pour être achevé en temps et en heure.
 
 
Nouvelle-Zélande : Le milk train
En Nouvelle-Zélande, l’arrivée du printemps marque le début de la saison du lait. C’est alors qu’entre en action Fonterra, le principal distributeur du pays. La coopérative laitière ne dispose que de trois mois pour approvisionner le pays entier pour toute une année. L’entreprise collecte jusqu’à 90 millions de litres de lait par jour. Elle fait ensuite appel au seul train capable de distribuer tout ce lait avant qu’il ne tourne : le Milk Train. Car la tâche n’est pas aisée : en un rien de temps, de rapides changements de températures et de trop nombreuses secousses peuvent transformer la précieuse cargaison en beurre, alors que le train doit franchir les cols les plus hauts et les falaises les plus encaissées de Nouvelle-Zélande. Ce qui pouvait passer pour une jolie ballade en train se transforme alors en une véritable épopée.
 
États-Unis : Le Schnabel car
Le Schnabel Car est un train spécialisé dans les transports exceptionnels : il a été conçu pour acheminer les cargaisons les plus lourdes et délicates au monde… Aujourd’hui, il a affaire à un véritable monstre : un immense générateur de vapeur de près de 650 tonnes destiné à une centrale nucléaire ! Cette cargaison est suspendue entre deux wagons par des bras de charge et un assemblage de pivots et de châssis. Ce système complexe répartit le poids sur les nombreuses roues du train et transforme la cargaison en un véritable wagon. Le voyage peut alors commencer. Mais attention ! Avec ce genre de marchandise surdimensionnée, les obstacles sont nombreux.
 

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  • Production : FL CONCEPTS
    with the participation of
    Voyage, RMC découverte, EarthTouch, CNC
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